La paresse est la chose du monde la plus tristement partagée.
Toute référence inconsciente a Houellebecq est inconsciente.
Parler de la mort, un peu. Après tout, c'est une amie si proche. Il faut bien lui rendre hommage de temps en temps, quand elle regarde ailleurs…
C'est l'affaire de tous, la mort. C'est l'affaire de tous, et la chose la plus personnelle. On essaie tour à tour d'admettre, de fuir, de s'en défier, de l'affronter, de l'oublier, et puis elle revient. La mort revient au galop, toujours. On ne s'accoutume jamais à l'idée, la mort n'admet pas l'habitude. On peut faire semblant longtemps, faire semblant très bien. On peut croire qu'on en a déjà terminé, qu'on a expédié le problème en deux coups d'esprit. Prétention ridicule, elle revient nous cueillir en embuscade au détour de nos pensées. Mais si nous n'avions pas la mort, nous pauvres humains ne sentirions pas la vie. Idée simpliste, certes, mais qui ne manque pas de moustache. La mort est une vieille amie, donc.
Indifférence face à la mort ? Peanuts ! Sans la mort nous ne serions capables de rien, le temps n'aurait plus de sens, et nous serions sans âme. Sèche tes larmes, petit ; la mort finira par t'avoir toi aussi, ce n'est pas si grave.