samedi 1 janvier 2011

Plaisir

Quelqu'un a décidé qu'il devait y avoir sur cette planète un Je supplémentaire. C'est tombé sur le mien. Pourquoi ?
Pourquoi suis-je ? Ou vais-je ? Toutes ces sortes de choses.

« Je suis submergé par l'existence. Le réel me comprime l'être ; il n'en reste qu'une flaque de rien, quelque chose de plat et d'informe se traînant avec peine. Réelle joie que de sentir son âme déchirée à néant par ce qu'elle ne connaît ni ne comprend. »

Vous savez tout maintenant : je n'existe pas. Voilà. Globule.

Sinon, c'était le Nouvel An hier. Tout le monde n'était pas encore au courant, alors on a entendu beaucoup de gens crier très fort dans la rue afin d'avertir les autres qu'il se passait quelque chose. Personnellement, le Nouvel An je m'en fous, j'attends la fin du monde. La fin du monde, c'est bien plus drôle, vous ne trouvez pas ? Les Mayas ne plaisantent pas, après tout, et leur calendrier magique annonce la fin d'un cycle en décembre 2012. Soyons impatients du renouveau qui suivra.

lundi 27 décembre 2010

La musique adoucit les mœurs v2

Et je le prouve (analogie : « j'annonce un Grand Chelem » ; faut être sûr de soi et fêlé pour dire des trucs pareils, non mais franchement).

NB à l'attention des connaisseurs de la v1 : C'est une véritable v2, je veux dire, avec du nouveau texte, toutes ces sortes de choses.

Je le prouve, donc, à l'aide, comme d'habitude, d'un bon vieux (surtout bon, surtout vieux) morceau de musique dixneuvièmiste pour lequel, encore une fois, je ne ferai aucun effort (atchoum) de présentation, parce qu'il est trois heures de l'après-midi et que tout est gros dans le monde, y compris un tas de sable.

Je ne ferai aucun effort de présentation, mais notez tout de même que j'ai le loisir tout entier d'ineptiser en toute quiétude étant donné que je ne crains ni le, ni la. À n'en pas douter c'est ce que je ferais si j'étais de mauvaise humar, simplement dans le but de satisfaire une pulsion cassecouilliste impromptuement inopportune.

samedi 25 décembre 2010

Invitation au voyage au centre de la terre des âmes oubliées

Note à l'attention du lecteur : ne pas s'y laisser tromper, il s'agit bien d'un article de Noël.


« Ernest S., tu es d'une incroyable mocheté. »

« Et j'ai dansé des larmes de feu aux chariots d'or de mon enfance. »
(Poésie, poésie.)

Non, « terre des âmes oubliées » ne provient de nul endroit répertorié dans les registres de ma connaissance, et oui, sonne effectivement comme une sorte de sous-produit d'une quelconque littérature fantastico-lacrymale. Mais je kiffe (du verbe « manger une pomme sans les dents est dangereux, même pour les enfants de saltimbanques »).

« Qu'est-ce que tu fais debout si tard, petit ? »

« Paysage bucolique… tu vas en brouter, du paysage bucolique. Et par la racine. Crois-moi ce sera pas une promenade de santé. »

Preuve qu'il s'agit bien d'un article de Noël, j'ai un crabe :



« HEY !! Listen ! »

vendredi 24 décembre 2010

Sujet : la volonté

    Tu places un personnage au centre, juste là. Des personnages, il en faut. Puis tu lui injectes de la volonté, c’est le but, il en faut aussi. Tu as décidé de faire simple, de pas faire ressortir le sujet en filigrane. Non : point de douceur ; tu l’as pris, et tu l’as ostensiblement collé sur ton texte. Ton personnage, maintenant, est plein de volonté. Bon.
    Le reste, maintenant. Dans le décor, il n’y a rien pour l’instant, et ton personnage est tout seul. Tu te dis que dans le vide, lui et sa volonté sont bien démunis. Alors tu commences à fabriquer, d’abord par petites touches successives : ton personnage sera masculin. Voilà, c’est arbitraire, c’est comme ça, il sera masculin. Pour faire bonne mesure, tu places en face de lui un personnage féminin, et puis un troisième, pour faire meilleure mesure. Un triangle, c’est bien un triangle. Mais pas amoureux. Enfin tu ne sais pas encore, ce serait dommage. Bon. Maintenant ils sont trois, c’est un mieux.

jeudi 16 décembre 2010

Obscurantisme : ça va être chouette

Voilà. Nous vivons en 1984, dans l'horreur la plus totale. Les temps qui s'ouvrent devant nous s'annoncent être l'une de ces sombres périodes de l'histoire où la population est tenue dans l'ignorance, et où des gouvernants tout aussi ignorants s'engraissent aux dépends de la justice.

Je vous parle bien entendu de la loi Loppsi 2. Son nom déjà donne l'impression d'un espèce de spectre noir de quelque régime fasciste revenu du passé : « Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure ». Cette chose qui motive aujourd'hui mes paroles, ce n'est qu'une goutte de trop dans leur infamie perpétuelle, mais ce n'est pas la moindre des gouttes. Loppsi, c'est quoi ? C'est ce qui va nous sauver des pédophiles du net. Vous savez, ces individus malfaisants qui pullulent à chaque coin de site web pour attirer les jeunes ingénus dans leurs filets poisseux de pornographes du bas-âge, ces affreux bandits qui mettent chaque jours nos enfants en danger par leur perversion malsaine… Ceux-là même qui sont partout, ceux que personne n'a jamais croisé autre part que dans les textes de lois. Voilà, ça, c'est leur alibi, leur argument béton qui repose sur du rien, sur des mots, sur du sophisme à la pureté douteuse. Car ils n'ont rien, strictement rien pour prouver quoi que ce soit à propos de ce soi-disant argument avec lequel ils nous rebattent les oreilles depuis les origines du net. Mais ça ne fait rien, ce genre de choses n'a plus d'importance aujourd'hui, ils n'en ont plus besoin.